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Examen national · 2ème Bac Sciences Mathématiques et 2ème Bac Sciences Mathématiques B · Session normale 2025

Analyse (fonction exponentielle, calcul intégral, suite récurrente et sommes de Riemann), nombres complexes, arithmétique et structures algébriques

Examen national 2025, session normale, Sciences Mathématiques A et B : problème d'analyse sur f(x) = e^x/(e^(2x) + e) (symétrie par rapport à x = 1/2, variations, courbe, intégrale par le changement t = e^x et arctan, aire), suite u(n+1) = f(u(n)) convergeant vers le point fixe alpha par l'inégalité des accroissements finis, somme de Riemann S(n) de limite l'intégrale de x f(x) ; équation z^2 - 2^alpha e^(i alpha)(1 + 2i) z + i 2^(2 alpha + 1) e^(2 i alpha) = 0, point H défini par 1/h = 1/a + 1/b, droites perpendiculaires, points cocycliques ; petit théorème de Fermat, a^((p-1)/2) = plus ou moins 1 modulo p, équation 11x + (2^(2n+1) - 1)y = 1 et équation x^2 + 5x + 2 = 0 modulo 11 sans solution ; matrices M(x) = I + xA avec A^2 = -2A, groupe commutatif (E privé de M(1/2), x), loi T et corps commutatif (E, T, x).

Durée : 4 heures. Épreuve officielle de l'examen national (NS 24F), réécrite au propre par Mathnit avec un corrigé détaillé original. Réviser les chapitres : 2ème Bac Sciences Mathématiques, 2ème Bac Sciences Mathématiques B.

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  1. Exercice 1Analyse10 pts

    Chapitres : Fonctions exponentielles · Dérivation et étude des fonctions · Calcul intégral · Suites numériques · Limites et continuité · Fonctions exponentielles · Dérivation et étude des fonctions · Calcul intégral · Suites numériques · Limites et continuité

    On considère la fonction numérique définie sur par : et soit sa courbe représentative dans un repère orthogonal .

    Partie I.

    1. (a) Montrer que : ; . (0,25 pt) (b) Interpréter graphiquement le résultat obtenu. (0,25 pt) (c) Calculer puis en déduire . (0,5 pt) (d) Interpréter graphiquement les deux résultats obtenus. (0,5 pt)
    2. (a) Montrer que : ; . (0,5 pt) (b) Donner les variations de puis en déduire que : ; . (1 pt)
    3. Représenter graphiquement la courbe . (0,5 pt) (On prendra , et et .)
    4. (a) Montrer que : . (0,5 pt) (b) En déduire que . (0,25 pt)
    5. (a) En effectuant le changement de variables , montrer que : (0,25 pt) (b) Montrer que : . (0,5 pt) (c) En déduire l'aire, en cm, du domaine plan délimité par , les droites d'équations respectives : , et . (0,25 pt)

    Partie II. On considère la suite définie par : et ; .

    1. En utilisant le résultat de la question I.2.(a), montrer que : ; . (0,5 pt)
    2. (a) Montrer que : ; . (0,5 pt) (b) Montrer que la fonction est strictement décroissante sur . (0,25 pt) (c) En déduire qu'il existe un unique réel tel que : . (0,5 pt)
    3. (a) Montrer que : ; . (0,5 pt) (b) Montrer que : ; . (0,5 pt) (c) Montrer par récurrence que : ; . (0,5 pt) (d) En déduire que la suite converge vers . (0,25 pt)

    Partie III. On considère la suite numérique définie par :

    1. (a) Vérifier que : ; . (0,25 pt) (b) Montrer que : . (0,5 pt) (On pourra effectuer le changement de variables .)
    2. Montrer que la suite est convergente et déterminer sa limite. (0,5 pt)
    Voir la correction

    Partie I.

    1. (a) Pour , en multipliant numérateur et dénominateur par :

    (b) Pour tout , les points d'abscisses et de ont la même ordonnée et sont symétriques par rapport à la droite : la droite d'équation est un axe de symétrie de . (c) Quand , et , donc . Comme et que quand : . (d) La droite d'équation (axe des abscisses) est asymptote horizontale à en et en .

    1. (a) est dérivable sur (quotient de fonctions dérivables, dénominateur non nul) et

    En divisant numérateur et dénominateur de la dernière fraction par : . (b) et , donc a le signe de , qui est positif si et seulement si , soit . Donc est strictement croissante sur et strictement décroissante sur ; elle admet un maximum en : . Ainsi, pour tout , (car ), et comme quotient de deux nombres strictement positifs : .

    1. [Figure : repère orthogonal, cm en abscisse et cm en ordonnée. La courbe est symétrique par rapport à la droite , passe par le sommet (maximum ), par les points et (car ), croît sur , décroît sur et admet l'axe des abscisses pour asymptote des deux côtés, en restant strictement au-dessus.]
    2. (a) Dans , posons (, ; , ) :

    d'après I.1.(a). Donc . (b) Par la relation de Chasles : .

    1. (a) Posons : , , , et . Donc . (b) La fonction a pour dérivée . Donc

    Or pour , : en effet et . Avec : . Donc

    (c) Comme sur , l'aire cherchée vaut, en unités d'aire, (question 4.(b)). L'unité d'aire vaut cm, donc l'aire est

    Partie II.

    1. Pour , posons . Alors (car ), donc . D'après I.2.(a) et : .
    2. (a) Pour : donne , donc (I.2.(b)) ; et (question 1 et I.2.(b)). Donc . (b) est dérivable sur et . Donc est strictement décroissante sur . (c) est continue et strictement décroissante sur , et (car ). D'après le théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une solution ; elle est unique car est strictement décroissante sur . Donc il existe un unique tel que .
    3. (a) Initialisation : . Hérédité : si , alors vérifie d'après I.2.(b) (vrai pour tout réel). Conclusion : pour tout . (b) Soit . est dérivable sur et sur cet intervalle (question 2.(a)). et appartiennent à , donc, d'après l'inégalité des accroissements finis : , c'est-à-dire (car ). (c) Initialisation : et sont dans , donc . Hérédité : si , alors d'après (b) . Conclusion : pour tout . (d) car . Par encadrement, : la suite converge vers .

    Partie III.

    1. (a) Pour , en multipliant numérateur et dénominateur par :

    Donc . (b) Posons (, , ) :

    (en utilisant ). Donc d'après I.4.(b), d'où .

    1. Écrivons avec , continue sur . est une somme de Riemann de sur , donc converge vers (questions 1.(b) et I.5.(b)). Comme , la suite est convergente et
  2. Exercice 2Nombres complexes3.5 pts

    Chapitres : Nombres complexes (partie 1) · Nombres complexes (partie 1)

    Soit . On considère dans l'ensemble des nombres complexes l'équation d'inconnue :

    Partie I.

    1. (a) Vérifier que le discriminant de l'équation est : . (0,25 pt) (b) En déduire les deux solutions et de l'équation avec . (0,5 pt)
    2. Vérifier que est un imaginaire pur. (0,25 pt)

    Partie II. Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct . On note par le point d'affixe le nombre complexe . On pose avec .

    1. On considère les points , et avec . (a) Montrer que : puis en déduire que les droites et sont perpendiculaires. (0,5 pt) (b) Montrer que : puis en déduire que les points , et sont alignés. (0,5 pt)
    2. Soient le milieu du segment et le milieu du segment . (a) Montrer que : . (0,5 pt) (b) En déduire que les droites et sont perpendiculaires et que . (0,5 pt) (c) Soit le point d'intersection des droites et . Montrer que les points , , et sont cocycliques. (0,25 pt) (d) Montrer que les droites et sont perpendiculaires. (0,25 pt)
    Voir la correction

    Partie I.

    1. (a) . Or , donc . (b) Une racine carrée de est , donc les solutions sont

    , donc et .

    1. , qui est un imaginaire pur (donc ).

    Partie II.

    1. (a) , donc (avec car ). Alors

    en divisant numérateur et dénominateur par . Ce quotient est un imaginaire pur non nul (), donc : les droites et sont perpendiculaires. (b) , donc

    Ce quotient est un réel, donc et sont colinéaires : les points , et sont alignés.

    1. (a) et , donc . Avec :

    Comme : . (b) est un imaginaire pur non nul, donc : les droites et sont perpendiculaires. De plus , soit .

    1. (c) , donc et sont perpendiculaires (question 2.(b)) : le triangle est rectangle en . D'autre part et (les points , , étant alignés), et (question 1.(a)) : le triangle est rectangle en . Les points et voient donc le segment sous un angle droit : ils appartiennent tous deux au cercle de diamètre . Donc , , et sont cocycliques. (d) Dans le triangle , est le milieu de et le milieu de ; d'après le théorème des milieux, . Or est un imaginaire pur non nul, donc et . Par conséquent .
  3. Exercice 3Arithmétique3 pts

    Chapitres : Arithmétique dans ℤ · Arithmétique dans ℤ

    Soient un nombre premier impair et un entier premier avec .

    1. Montrer que ou . (0,5 pt)
    2. On considère dans l'équation : . Soit une solution de cette équation. (a) Montrer que : . (0,5 pt) (b) En déduire que : . (0,25 pt)
    3. Soit un entier naturel non nul. (a) Montrer que si divise alors . (0,5 pt) (b) En déduire que l'équation admet au moins une solution dans . (0,5 pt)
    4. On considère dans l'équation . (a) Montrer que : . (0,25 pt) (b) En déduire que l'équation n'admet pas de solution dans . (0,5 pt)
    Voir la correction
    1. est premier et ne divise pas (car ), donc d'après le petit théorème de Fermat, . Comme est impair, est un entier et

    divise ce produit ; étant premier, il divise l'un des facteurs (lemme d'Euclide) : ou .

    1. (a) . Si divisait , on aurait , donc , impossible car . Donc ne divise pas , et est premier avec le nombre premier : le petit théorème de Fermat donne . (b) En élevant à la puissance : . Or d'après (a), donc .
    2. (a) Supposons que divise , c'est-à-dire , soit . Ainsi est une solution de l'équation , et est premier avec (car est un premier impair). D'après la question 2.(b) appliquée avec : . (b) Montrons que et sont premiers entre eux. Si divisait , la question 3.(a) avec (premier impair) donnerait . Or , et : contradiction. Donc ne divise pas ; étant premier, . D'après le théorème de Bézout, il existe tel que : l'équation admet au moins une solution dans .
    3. (a) , et . Donc et

    la dernière équivalence venant de (théorème de Gauss pour le sens direct). Donc . (b) Supposons que soit solution de . Alors vérifie , avec et premier impair. La question 2.(b) (avec , ) donne , ce qui est faux puisque . Donc l'équation n'admet pas de solution dans .

  4. Exercice 4Structures algébriques3.5 pts

    Chapitres : Structures algébriques · Espaces vectoriels · Structures algébriques · Espaces vectoriels

    On rappelle que est un anneau unitaire et non commutatif de zéro la matrice et d'unité la matrice , et que est un espace vectoriel réel.

    Soient la matrice et l'ensemble .

    1. (a) Vérifier que : . (0,25 pt) (b) En déduire que : ; . (0,25 pt)
    2. (a) Calculer . (0,25 pt) (b) En déduire que la matrice n'est pas inversible dans . (0,25 pt)
    3. Montrer que : est stable pour la multiplication dans . (0,25 pt) (On pourra utiliser l'identité : .)
    4. Montrer que : est un groupe commutatif. (1 pt)
    5. On munit de la loi de composition interne définie par :

    et on considère l'application définie de vers par : ; . (a) Montrer que est un homomorphisme de vers et que . (0,5 pt) (b) En déduire que est un groupe commutatif. (0,25 pt)

    1. Montrer que est un corps commutatif. (0,5 pt)
    Voir la correction
    1. (a) . (b) Pour , en développant (le produit matriciel est distributif par rapport à l'addition et est l'unité) :
    1. (a) , donc

    (b) Si était inversible, d'inverse , on aurait en multipliant à gauche par : , ce qui est faux. Donc n'est pas inversible dans .

    1. Remarquons que (car ), donc . Soient et dans , c'est-à-dire et . Alors et, d'après l'identité , le membre de gauche étant non nul, . Donc : cet ensemble est stable pour la multiplication.
    2. Notons . Loi interne : question 3. Associativité : la multiplication est associative dans . Commutativité : . Élément neutre : (car ) et est l'unité de . Symétrique : soit . Cherchons tel que , soit , soit , soit (possible car ). De plus : sinon , absurde. Donc et . Conclusion : est un groupe commutatif.
    3. (a) Pour :

    Donc est un homomorphisme de vers . De plus et, pour tout , vérifie ; donc . (b) est un groupe commutatif et est un homomorphisme de vers ; l'image d'un groupe commutatif par un homomorphisme est un groupe commutatif. Donc est un groupe commutatif, d'élément neutre , le symétrique de étant .

    1. est un groupe commutatif d'élément neutre (question 5). La multiplication est une loi interne dans (question 1.(b) : ), associative et commutative (question 4), d'élément neutre , avec . Distributivité de par rapport à : pour réels,

    Les deux sont égaux, et la distributivité à droite s'en déduit par commutativité de . Donc est un anneau commutatif unitaire. Enfin, tout élément de autre que le neutre de la première loi est inversible pour (question 4). Donc est un corps commutatif.