Notions de logique
Propositions, connecteurs, quantificateurs, modes de raisonnement en mathématiques.
مبادئ في المنطق : العبارات والروابط المنطقية والمكممات وأنماط الاستدلال المستعملة في الرياضيات.
Le cours
Le cours complet, tel qu'il est dans le PDF : définitions, théorèmes, propriétés, exemples et démonstrations (repliées, clique pour les lire).
Propositions et valeurs de vérité
Les mathématiques reposent sur un langage précis : les propositions. Comprendre comment on les combine et comment on les démontre est la base de tout le reste du programme.
Une proposition est un énoncé dont on peut dire, sans ambiguïté, qu'il est vrai (V) ou qu'il est faux (F). Une proposition ne peut pas être « un peu vraie ». Sa valeur de vérité est V ou F, et jamais les deux.
- « est un entier naturel » est une proposition vraie.
- « Tout entier pair est divisible par » est une proposition fausse (contre-exemple : ).
- « Que la paix soit avec toi » n'est pas une proposition : ce n'est ni vrai ni faux.
Connecteurs logiques
À partir de propositions et , on en forme de nouvelles en les combinant avec des connecteurs.
- Négation « non », notée : vraie lorsque est fausse, et réciproquement.
- Conjonction « et », notée : vraie lorsque et sont simultanément vraies.
- Disjonction « ou », notée : vraie dès que ou est vraie (ou les deux).
- Implication « » : fausse uniquement lorsque est vraie et fausse.
- Équivalence « » : vraie lorsque et ont la même valeur de vérité.
La valeur de vérité d'une composée se lit dans un tableau :
| V | V | V | V | V |
|---|---|---|---|---|
| V | F | F | V | F |
| F | V | F | V | V |
| F | F | F | F | V |
Soit : « » et : « est pair ». est V, est F.
- est F.
- est V.
- est F (V implique F est le seul cas faux).
- est V (F implique quoi que ce soit est toujours V).
Pour toutes propositions :
Quantificateurs
Beaucoup d'énoncés mathématiques portent sur des objets « pour tout » ou « il existe ».
Le quantificateur universel « pour tout », noté , signifie « quel que soit ». L'énoncé « » veut dire : tout élément de l'ensemble vérifie la propriété .
Le quantificateur existentiel « il existe », noté , signifie « au moins un ». L'énoncé « » veut dire : on peut trouver (au moins) un élément de tel que soit vraie.
- : vrai.
- : vrai (par exemple ).
- : faux ( donne ).
En mots : pour nier un « pour tout », on exhibe un contre-exemple ; pour nier un « il existe », on montre que la propriété échoue partout.
Négation de « est premier » : « n'est pas premier ». Par exemple convient.
Modes de raisonnement
Trois raisonnements couvrent la quasi-totalité des démonstrations au lycée.
Raisonnement direct
Pour démontrer : supposer vraie, et en déduire par une chaîne d'implications.
Si est pair alors est pair.
Démonstration. Supposons pair. Il existe tel que . Alors . Donc s'écrit comme deux fois un entier, il est pair.
Raisonnement par contraposée
Pour démontrer , on démontre sa contraposée . Les deux formulations sont logiquement équivalentes et l'une est parfois plus facile à prouver.
Montrons : « si est pair alors est pair ».
Par contraposée : supposons impair. Alors et , qui est impair. On vient de démontrer impair impair, c'est-à-dire la contraposée.
Raisonnement par l'absurde
Pour démontrer , on suppose et on en déduit une contradiction (par exemple « »). Comme la supposition mène à une absurdité, elle est fausse, donc est vraie.
Démontrons : « n'est pas un rationnel ».
Supposons par l'absurde avec entiers premiers entre eux et . Alors , donc est pair, donc l'est. Posant , on obtient , donc pair. Mais alors et sont tous deux pairs, ce qui contredit l'hypothèse qu'ils sont premiers entre eux. Donc .
Raisonnement par contre-exemple
Pour réfuter un énoncé universel « », il suffit d'exhiber un seul tel que soit fausse.
L'énoncé « tout entier impair est premier » est faux. Contre-exemple : est impair mais pas premier.
Raisonnement par disjonction de cas
Pour démontrer une propriété sur tous les éléments d'un ensemble , on peut partitionner en sous-cas disjoints et traiter chaque cas séparément.
Montrons : pour tout entier , est pair.
Disjonction sur la parité de .
- Si est pair, , alors est pair.
- Si est impair, est pair, donc est pair.
Dans tous les cas, est pair.
Équivalence et implication réciproque
L'implication et sa réciproque sont deux propositions distinctes. signifie que les deux tiennent simultanément.
- « Si alors » est vraie.
- Sa réciproque « si alors » est fausse ( donne aussi ).
Donc l'équivalence « » est fausse.
Démontrer une équivalence demande deux implications : et .
Exercices type contrôle corrigés
5 exercices dans l'esprit des sujets de contrôle, avec correction détaillée. Cherche d'abord, puis ouvre la correction. La version PDF (mise en page complète) est dans les documents ci-dessous.
Quantificateurs et négation
Pour chaque proposition, donner sa valeur de vérité en justifiant, puis écrire sa négation :
- ;
- ;
- .
Voir la correction
- Vraie : . Négation : .
- Fausse : pour tout réel , vérifie ; aucun réel n'est inférieur à tous les autres. Négation : .
- Fausse : pour , quel que soit . Négation : .
Table de vérité
Soient et deux propositions. Démontrer à l'aide d'une table de vérité que .
Voir la correction
V V V F F F V F F V F F F V V V V V F F V V V V Les deux dernières colonnes coïncident : l'équivalence est démontrée. (Interprétation : si entraîne à la fois et son contraire, c'est que est fausse.)
Contraposée
Soit un réel. Démontrer par contraposée : « si est irrationnel, alors est irrationnel ». La réciproque est-elle vraie ?
Voir la correction
Contraposée : « si est rationnel, alors est rationnel ». Si avec , , alors avec et : est rationnel. La contraposée est vraie, donc l'implication aussi. La réciproque « si est irrationnel alors est irrationnel » est fausse : est irrationnel et est rationnel.
Raisonnement par l'absurde
- Démontrer que est irrationnel.
- En déduire que est irrationnel.
Voir la correction
- Supposons avec premiers entre eux. Alors est pair, donc est pair : . Alors , soit : est pair, donc puis sont pairs. et seraient tous deux pairs : contradiction.
- Si était rationnel, le serait aussi, et serait rationnel : contradiction avec la question 1.
Disjonction de cas et équivalence
- Démontrer que pour tout entier naturel , le nombre est divisible par .
- Soit . Démontrer l'équivalence .
Voir la correction
- Tout entier s'écrit , ou .
- : divise .
- : .
- : . Dans chaque cas l'un des facteurs est multiple de , donc le produit aussi.
- et un produit est nul si et seulement si l'un des facteurs est nul : . Les deux implications sont contenues dans cette chaîne d'équivalences.
Documents
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- 4 pagesCours completCours
- 2 pagesExercices d'applicationExercices
- 3 pagesCorrigés des exercicesSolutions
- 2 pagesExercices type contrôle corrigésExamen
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