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1ère Bac Sciences Expérimentales
MATHEMATICS · 1ère Bac Sciences Expérimentales · 1ère Bac

Notions de logique

Propositions, connecteurs, quantificateurs, modes de raisonnement en mathématiques.

مبادئ في المنطق : العبارات والروابط المنطقية والمكممات وأنماط الاستدلال المستعملة في الرياضيات.

Quiz de 10 questions en bas de page

Le cours

Le cours complet, tel qu'il est dans le PDF : définitions, théorèmes, propriétés, exemples et démonstrations (repliées, clique pour les lire).

Propositions et valeurs de vérité

Les mathématiques reposent sur un langage précis : les propositions. Comprendre comment on les combine et comment on les démontre est la base de tout le reste du programme.

Définition : Proposition mathématique

Une proposition est un énoncé dont on peut dire, sans ambiguïté, qu'il est vrai (V) ou qu'il est faux (F). Une proposition ne peut pas être « un peu vraie ». Sa valeur de vérité est V ou F, et jamais les deux.

Exemple
  • « est un entier naturel » est une proposition vraie.
  • « Tout entier pair est divisible par » est une proposition fausse (contre-exemple : ).
  • « Que la paix soit avec toi » n'est pas une proposition : ce n'est ni vrai ni faux.

Connecteurs logiques

À partir de propositions et , on en forme de nouvelles en les combinant avec des connecteurs.

Définition : Les cinq connecteurs
  • Négation « non », notée : vraie lorsque est fausse, et réciproquement.
  • Conjonction « et », notée : vraie lorsque et sont simultanément vraies.
  • Disjonction « ou », notée : vraie dès que ou est vraie (ou les deux).
  • Implication « » : fausse uniquement lorsque est vraie et fausse.
  • Équivalence « » : vraie lorsque et ont la même valeur de vérité.
Propriété : Tables de vérité

La valeur de vérité d'une composée se lit dans un tableau :

VVVVV
VFFVF
FVFVV
FFFFV
Exemple

Soit : « » et : « est pair ». est V, est F.

  • est F.
  • est V.
  • est F (V implique F est le seul cas faux).
  • est V (F implique quoi que ce soit est toujours V).
Propriété : Lois de De Morgan

Pour toutes propositions :

Quantificateurs

Beaucoup d'énoncés mathématiques portent sur des objets « pour tout » ou « il existe ».

Définition : Quantificateur universel

Le quantificateur universel « pour tout », noté , signifie « quel que soit ». L'énoncé « » veut dire : tout élément de l'ensemble vérifie la propriété .

Définition : Quantificateur existentiel

Le quantificateur existentiel « il existe », noté , signifie « au moins un ». L'énoncé « » veut dire : on peut trouver (au moins) un élément de tel que soit vraie.

Exemple
  • : vrai.
  • : vrai (par exemple ).
  • : faux ( donne ).
Propriété : Négation des quantificateurs

En mots : pour nier un « pour tout », on exhibe un contre-exemple ; pour nier un « il existe », on montre que la propriété échoue partout.

Exemple

Négation de « est premier » : « n'est pas premier ». Par exemple convient.

Modes de raisonnement

Trois raisonnements couvrent la quasi-totalité des démonstrations au lycée.

Raisonnement direct

Pour démontrer : supposer vraie, et en déduire par une chaîne d'implications.

Exemple

Si est pair alors est pair.

Démonstration. Supposons pair. Il existe tel que . Alors . Donc s'écrit comme deux fois un entier, il est pair.

Raisonnement par contraposée

Pour démontrer , on démontre sa contraposée . Les deux formulations sont logiquement équivalentes et l'une est parfois plus facile à prouver.

Exemple

Montrons : « si est pair alors est pair ».

Par contraposée : supposons impair. Alors et , qui est impair. On vient de démontrer impair impair, c'est-à-dire la contraposée.

Raisonnement par l'absurde

Pour démontrer , on suppose et on en déduit une contradiction (par exemple « »). Comme la supposition mène à une absurdité, elle est fausse, donc est vraie.

Exemple

Démontrons : « n'est pas un rationnel ».

Supposons par l'absurde avec entiers premiers entre eux et . Alors , donc est pair, donc l'est. Posant , on obtient , donc pair. Mais alors et sont tous deux pairs, ce qui contredit l'hypothèse qu'ils sont premiers entre eux. Donc .

Raisonnement par contre-exemple

Pour réfuter un énoncé universel « », il suffit d'exhiber un seul tel que soit fausse.

Exemple

L'énoncé « tout entier impair est premier » est faux. Contre-exemple : est impair mais pas premier.

Raisonnement par disjonction de cas

Pour démontrer une propriété sur tous les éléments d'un ensemble , on peut partitionner en sous-cas disjoints et traiter chaque cas séparément.

Exemple

Montrons : pour tout entier , est pair.

Disjonction sur la parité de .

  • Si est pair, , alors est pair.
  • Si est impair, est pair, donc est pair.

Dans tous les cas, est pair.

Équivalence et implication réciproque

L'implication et sa réciproque sont deux propositions distinctes. signifie que les deux tiennent simultanément.

Exemple
  • « Si alors » est vraie.
  • Sa réciproque « si alors » est fausse ( donne aussi ).

Donc l'équivalence « » est fausse.

Démontrer une équivalence demande deux implications : et .

Exercices type contrôle corrigés

5 exercices dans l'esprit des sujets de contrôle, avec correction détaillée. Cherche d'abord, puis ouvre la correction. La version PDF (mise en page complète) est dans les documents ci-dessous.

  1. Quantificateurs et négation

    Pour chaque proposition, donner sa valeur de vérité en justifiant, puis écrire sa négation :

    1. ;
    2. ;
    3. .
    Voir la correction
    1. Vraie : . Négation : .
    2. Fausse : pour tout réel , vérifie ; aucun réel n'est inférieur à tous les autres. Négation : .
    3. Fausse : pour , quel que soit . Négation : .
  2. Table de vérité

    Soient et deux propositions. Démontrer à l'aide d'une table de vérité que .

    Voir la correction
    VVVFFF
    VFFVFF
    FVVVVV
    FFVVVV

    Les deux dernières colonnes coïncident : l'équivalence est démontrée. (Interprétation : si entraîne à la fois et son contraire, c'est que est fausse.)

  3. Contraposée

    Soit un réel. Démontrer par contraposée : « si est irrationnel, alors est irrationnel ». La réciproque est-elle vraie ?

    Voir la correction

    Contraposée : « si est rationnel, alors est rationnel ». Si avec , , alors avec et : est rationnel. La contraposée est vraie, donc l'implication aussi. La réciproque « si est irrationnel alors est irrationnel » est fausse : est irrationnel et est rationnel.

  4. Raisonnement par l'absurde

    1. Démontrer que est irrationnel.
    2. En déduire que est irrationnel.
    Voir la correction
    1. Supposons avec premiers entre eux. Alors est pair, donc est pair : . Alors , soit : est pair, donc puis sont pairs. et seraient tous deux pairs : contradiction.
    2. Si était rationnel, le serait aussi, et serait rationnel : contradiction avec la question 1.
  5. Disjonction de cas et équivalence

    1. Démontrer que pour tout entier naturel , le nombre est divisible par .
    2. Soit . Démontrer l'équivalence .
    Voir la correction
    1. Tout entier s'écrit , ou .
    • : divise .
    • : .
    • : . Dans chaque cas l'un des facteurs est multiple de , donc le produit aussi.
    1. et un produit est nul si et seulement si l'un des facteurs est nul : . Les deux implications sont contenues dans cette chaîne d'équivalences.

Documents

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Teste-toi : 10 questions sur ce chapitre

Une seule bonne réponse par question. Réponds sans regarder le cours, puis lis l'explication : c'est là que tu apprends. Ton meilleur score est gardé dans ce navigateur.

0/10 répondues
  1. 1.
    Lequel de ces énoncés est une proposition mathématique ?
  2. 2.
    Soit : « » et : « est pair ». Laquelle de ces propositions est vraie ?
  3. 3.
    L'implication est fausse uniquement lorsque :
  4. 4.
    D'après les lois de De Morgan, la négation de est :
  5. 5.
    La négation de « » est :
  6. 6.
    Laquelle de ces propositions est fausse ?
  7. 7.
    La contraposée de « si est pair alors est pair » est :
  8. 8.
    Pour démontrer une proposition par l'absurde :
  9. 9.
    Quel entier est un contre-exemple à l'énoncé « tout entier impair est premier » ?
  10. 10.
    L'équivalence « » est fausse car :
Encore 10 questions.